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Par: Introduction En plus de son rôle
économique, l'arganier joue un rôle irremplaçable dans l'équilibre
écologique. Grâce à son système racinaire puissant il
contribue au maintien du sol et permet de lutter contre
l'érosion hydrique et éolienne qui menacent de
désertification une bonne partie de la région. De plus,
grâce à son effet ombrage et améliorateur du sol, il
peut permettre une production agricole non négligeable
dans les conditions climatiques actuelles. Enfin, de
nombreux organismes vivants (faune, flore et microflore)
sont directement liées à sa présence. La disparition
de l'arganier entraînerait inéluctablement la
disparition de plusieurs espèces, provoquant une
diminution de la biodiversité dans la région, c'est à
dire une réduction du patrimoine génétique, aussi bien
pour l'arbre que les autres espèces animales,
végétales ou microbiennes. L'altération devenant
irréversible, l'écosystème ne pourrait plus être
restauré. Malgré tous ces intérêts, on assiste
à une régression alarmante des arganeraies aussi bien
en surface qu'en densité. La régression est
essentiellement due à un déséquilibre écologique
d'origine anthropique (humaine) : - En plaine, l'arganier est éliminé
parce qu'il gène l'intensification de l'agriculture. Sa disparition
entraîne souvent l'érosion éolienne des sols et
l'apparition des dunes de sable mobile. - En montagne, il est souvent victime
d'un surpâturage qui entraîne la disparition de la
strate herbacée, le tassement des sols et en définitive
leur perte par érosion hydrique. La régression est
aggravée par l'absence quasi totale de régénération naturelle. La position de la Faculté des Sciences
d'Agadir, au milieu des arganeraies, nous a donc poussé
à nous intéresser au problème de la régression de ces
forêts. Une recherche bibliographique (NOUAÏM et coll.,
1991 ; NOUAÏM et CHAUSSOD, 1992) nous a révélé
que si on a beaucoup parlé de l'arganier, peu de
recherches ont été menées sur cette espèce et de
nombreuses lacunes empêchaient d'envisager de grands
programmes de reboisement. Nous avons donc engagé un
programme pluridisciplinaire pour répondre aux
premières questions qui s'imposaient à nous après
l'étude bibliographique et l'identification des
problèmes qui se posent sur le terrain aux ingénieurs
et responsables des Eaux et Forêts dans la région. Problématique Les premières questions qui ont
orienté nos travaux de recherche peuvent se résumer
en : 1 - Quel est l'état actuel des forêts d'arganier ? et comment évoluent elles dans les différentes zones écologiques ? 2 - Quel est le rôle réel de l'arganier dans la fertilité des sols et est-ce qu'il est vraiment indispensable à leur conservation ? 3 - Est-ce que la multiplication de l'arganier est aussi difficile que ce qui a été rapporté dans la bibliographie ? 4 - A quoi sont dus les échecs de transplantation rencontrés lors des essais de reboisement et comment pourrait-on les éviter ? 5 - Est-ce que l'huile d'argan a
réellement une valeur nutritionnelle exceptionnelle qui
pourrait la distinguer des autres sources de corps gras
et justifier un programme de développement de sa
production ? Ce dernier volet ne sera pas abordé
ici, car il est détaillé dans la communication de Mme
Zoubida CHARROUF. Programme de recherche sur
l'arganier et résultats acquis. Les premières questions qui ont
orienté nos travaux de recherche peuvent se résumer
en : Notre programme de recherches sur
l'arganier a débuté en 1989. Il a été mené en collaboration
avec des collègues de la Faculté des Sciences de Rabat,
de l'Université Joseph Fourier de Grenoble et de
plusieurs laboratoire de l'I.NR.A-France (Dijon,
Montpellier, Jouy-en-Josas). Les travaux ont été
effectués au Maroc et en France avec les moyens des
institutions concernées et l'aide de la coopération
française. Ce programme a donné lieu à plusieurs
publications, diplômes de C.E.A. et thèses dont les
références sont données à la fin de cet article. Il
est impossible de détailler tous ces travaux dans la
présente communication, aussi aborderons-nous les
thèmes qui sont directement liés à l'application et
dont les résultats sont disponibles pour des programmes
de développement. Ecologie. Des études écologiques et cartographiques ont été menées par F. MSANDA d'Agadir et A. EL ABOUDI de Rabat. Elles ont déjà donné lieu à la publication de deux cartes et se poursuivent actuellement dans la région d'Anezi par une approche phytosociologique et par une cartographie des arganeraies par télédétection. (EL ABOUDI, 1990, EL ABOUDI et coll., 1992 ; MSANDA, 1990, 1993). Ces travaux, qui sont détaillés dans la communication de F. MSANDA, sont très importants car ils donnent à la fois un " état des lieux " très précis et une bonne idée de l'évolution de l'écosytème. Sols et fertilité des sols. Pour mieux comprendre le rôle de
l'arganier dans la fertilité des sols, nous avons effectué
des analyses physico-chimiques et microbiologiques
d'échantillons de sols prélevés sous l'arganier ou à
découvert (sol nu) dans 3 zones pédologiquement différentes.
Les résultats montrent une diminution de la fertilité
physico-chimique (matière organique, azote,
phosphore...) quand on s'éloigne de l'arbre. La
fertilité biologique du sol (biomasse microbienne) est
également plus élevée sous l'arbre qu'à découvert.
Le sol est toujours plus humide sous l'arbre et les
activités microbiennes y sont plus importantes, en
particulier pour ce qui concerne la minéralisation
d'azote et la disponibilité du phosphore. La
"remontée biologique" des éléments, l'effet
litière et l'effet ombrage sont à la base de
l'amélioration de la fertilité des sols sous arganier
(BOUKCIM, 1992 ; CHAUSSOD et coll., 1993 ; NOUAÏM,
1994). A cet égard l'Arganier peut être considéré
comme un modèle en Agroforesterie. Multiplication de l'arganier. Pour la multiplication de l'arganier,
nous avons commencé par appliquer les méthodes
utilisées dans les pépinières de Ouled Teïma et
Essaouira. Nous avons constaté que leur technique de
trempage des graines dans l'eau est tout à fait suffisante
pour obtenir une bonne germination et que les traitements
à l'acide préconisés par certains auteurs sont
inutiles. Nous avons montré que le taux de germination
est d'autant plus élevé que les graines sont grosses et
de récolte récente, et qu'on procède à une légère
désinfection qui évite les contaminations responsables
des fontes de semis (NOUAÏM, 1991 ; CHAUSSOD et
NOUAÏM, 1994 ; NOUAÏM et coll., 1995c) . Par ailleurs, nos premières
expériences, ont très vite révélé la grande
variabilité génétique de l'arganier. Pour étudier et
comparer des traitements différents, il était donc
nécessaire de pouvoir disposer d'individus comparables,
donc génétiquement homogènes. C'est pourquoi nous
avons mis au point la multiplication de l'arganier par
bouturage et par culture in-vitro (NOUAÏM et
coll., 1992 ; NOUAÏM, 1994 ; CHAUSSOD et
NOUAÏM, 1994 ; KAAYA, 1994 ; NOUAÏM et coll., 1995c). Les boutures peuvent être obtenues à
partir de rameaux prélevés sur des arbres adultes ou
sur de jeunes arbres maintenus en serre. La multiplication in-vitro de
plusieurs clones montre que l'effet clone est très important.
Certains clones sont difficiles à multiplier et
l'enracinement est totalement absent chez d'autres. Nous
avons pu dernièrement mettre au point un milieu qui permet
un taux d'enracinement de 80 à 95 % pour certains
clones et nous envisageons de le tester sur d'autres
clones. Système racinaire, symbioses
et transplantation. Pour mieux comprendre les problèmes de
transplantation, nous nous sommes intéressés d'une part
au système racinaire des plantules et d'autre part aux symbioses
mycorhiziennes. Le suivi de la croissance du système
racinaire en minirhizotron (CHAUSSOD et NOUAÏM,
1991 ; NOUAÏM, 1991, 1994) a révélé la
croissance très rapide de celui-ci par rapport à la
partie aérienne, de plus d'1 cm par jour. Après 38
jours, les parties aériennes de deux plantes avaient 8
et 12 cm de hauteur, leurs racines primaires atteignant
48 et 53 cm de longueur. A la même date, la totalité du système
racinaire mesurait 157 et 229 cm, soit près de 20 fois
la longueur de la partie aérienne. Signalons que le
système de mottes compactes, utilisé en pépinière, dans
la production des plantules empêche souvent la
ramification du système racinaire et l'ampute de façon
sérieuse lors de la transplantation. L'amélioration de la reprise des
plantules peut aussi se faire par une bonne gestion des
symbioses racinaires. Plusieurs études ont en effet
montré que les symbioses mycorhiziens améliorent la
croissance et la nutrition minérale. Ceci est d'autant
plus important que le milieu est pauvre et sec, ce qui
est le cas des sols d'arganeraies. Au moment de la
transplantation, ces champignons peuvent éviter le
stress hydrique à la plantule. Le mycélium s'étend
beaucoup plus vite que les racines et peut explorer des
volumes de sol plus importants et compenser au moins en
partie l'effet de l'arrachage des racines. Nous avons
trouvé que l'arganier porte des endomycorhizes à
arbuscules (NOUAÏM et CHAUSSOD, 1991) et nous avons cherché
à savoir s'il en dépend pour sa croissance et sa
nutrition minérale. L'étude faite sur plusieurs clones
très différents a révélé que l'arganier est très
dépendant de la symbiose mycorhizienne (NOUAÏM et
CHAUSSOD, 1994a, 1994b ; NOUAÏM et coll., 1995b).
L'Indice de Dépendance Mycorhizienne Relative atteint
80 %, valeur la plus élevée connue pour un arbre.
Après six mois de croissance, la longueur moyenne des
plants mycorhizés est 3 à 4 fois supérieure à celle
des témoins (NOUAÏM et CHAUSSOD, 1994b) Cet effet
s'explique par l'effet de la mycorhization sur la
nutrition minérale des plantules. Par rapport aux témoins,
la concentration en phosphore est augmentée de 60 %
chez les plants mycorhizés. la quantité de phosphore
mobilisée par les plants mycorhizés dépasse 80 %
du phosphore apporté alors qu'il ne présente que
6 % du phosphore ajouté aux témoins (NOUAÏM et
coll., 1994). Ce résultat est valable également pour l'azote,
le cuivre, le zinc et le fer; éléments indispensables
à la croissance des plantes (NOUAÏM et coll., 1994).
Ceci est d'autant plus important que les sols d'arganeraies
étudiés sont pauvres en phosphore et atteignent des
fois les seuils de carence pour les oligo-éléments
(NOUAÏM, 1994). L'effet bénéfique de la mycorhization
se maintient plusieurs mois après la transplantation
dans un sol non désinfecté et où les plants témoins
sont pourtant rapidement infectés par les souches
indigènes (NOUAÏM et CHAUSSOD, 1995). Ceci suggère
l'effet important que peut présenter une inoculation
pour des plants transplantés en milieu naturel. Nous
travaillons actuellement à la sélection de souches
endomycorhiziennes efficaces et à leur multiplication en
vue d'une utilisation comme inoculum pour l'arganier et
d'autres productions ligneuses. Par ailleurs, la réussite d'un reboisement peut aussi être améliorée en optimisant la croissance initiale des plantules. Pour ceci, nous avons engagé une étude conduite par M. FALLAH, sur l'effet des protections individuelles sur la croissance des parties aériennes et racinaires des plantules d'arganier. Il s'agit de tubes en plastique (formant abris-serre) de 1,20 m de haut et qui sont généralement destinés à la protection de jeunes plants contre les herbivores sauvages ou domestiques sans pour autant empêcher la culture ou le pâturage dans les champs. Les expériences réalisées en Europe sur d'autres essences ont montré que ces abris permettent un gain important de la croissance en hauteur. De plus, l'arganier se trouve dans une zone où la pression humaine et animale est très forte alors que les essais de régénération ou de reboisement exigent des mises en défens pendant de longues années, ce qui est difficilement acceptable par les populations et revient cher. L'utilisation des protections individuelles évite les mises en défens prolongées et est susceptible d'être mieux acceptée par les populations. Traveaux en cours et pérspectives Les résultats des 5 premières années
de recherches nous ont permis d'établir un programme
plus large qui a pour ambition de pouvoir répondre à
certains problèmes réels sans négliger le coté
fondamental indispensable à une meilleure connaissance
de l'espèce. Les travaux sont menés en collaboration
avec nos correspondants en France et certains volets
rentrent dans le cadre d'une convention entre notre
Faculté, l'INRA-Maroc et l'INRA-France. Ce programme
peut se résumer comme suit : 1 - les deux premières cartes
établies par Msanda et El Aboudi et nos résultats sur le
rôle de l'arganier dans la fertilité des sols montrent
qu'il est indispensable de bien connaître le milieu pour
prétendre à la réussite d'ambitieux programmes de mise
en valeur. Nous nous proposons donc : a) - de dresser la carte actuelle de la
végétation dans l'arganeraie, en élargissant la zone
que nous connaissons déjà, et de fournir des éléments
d'information sur la vitesse de disparition de l'arganier
dans cette zone géographique, à partir de photographies
aériennes disponibles. Une synthèse cartographique de
ces connaissances devrait être extrêmement utile aux
administrations concernées par la gestion et
l'aménagement de la région. Ce travail nécessite
essentiellement des prospections de terrain pour
effectuer les relevés cartographiques (cartographie physique,
des sols et de la végétation). Il seront réalisés par
Mr. Fouad MSANDA et Mr. Ahmed EL ABOUDI. b) - de poursuivre les études sur la
fertilité biologique et physico-chimique des sols et
tester les techniques d'amélioration de cette fertilité
par une bonne gestion des matières organiques. Ce volet
est mené par Mlle Souad BENYAKHLEF (étudiante de
troisième cycle), Mr Abdelaziz MIMOUNI de l'INRA
d'Agadir et Mr Abdelwahab LGUIRATI de la municipalité
d'Agadir. 2 - la grande variabilité génétique
constatée chez l'arganier (MSANDA 1993 ; MSANDA et
coll., 1994 ; DRISSI TAHIRI, 1994) appelle à une
meilleure connaissance de sa biodiversité, afin d'une
part d'être en mesure de proposer au reboiseur du
matériel suffisamment adapté et si possible plus
productif, d'autre part de repérer les populations
génétiquement les plus originales pour préserver les ressources
génétiques de l'espèce et sa capacité à s'adapter
aux conditions futures. Cette étude est conduite par Mr
Abdelhamid El MOUSADIK en utilisant des marqueurs
enzymatiques et des méthodes moléculaires (ADN
chloroplastique). Ces marqueurs peuvent permettre
d'étudier le système de reproduction de l'arganier, ce
qui est aussi nécessaire pour les programmes
d'amélioration de l'espèce. 3 - Nous avons aussi montré qu'il est
possible de produire par multiplication végétative des
plants d'arganier totalement conformes au pied-mère.
Ceci ouvre la possibilité de produire en grand nombre
des arganiers sélectionnés, en fonction des souhaits et
des besoins des populations. La Faculté des Sciences
d'Agadir est actuellement la seule institution au Maroc
capable de mener à bien les travaux de recherche dans ce
domaine. Ceci est d'autant plus important que les mêmes techniques
de production (multiplication végétative et
mycorhization) pourront être utilisées pour d'autres
arbres d'intérêt économique pour la région. On
pourrait donc multiplier en grand nombre des individus
repérés par l'étude génétique ou sélectionnés sur
des critères de production ou de résistance à la
sécheresse. C'est pourquoi, nous avons entamé deux
voies de recherches d'arbres
" plus " : a) - La première est menée par Mlle
Mariam KAAYA et vise à sélectionner des arbres
hautement productifs et qui sont bien adaptés aux
conditions climatiques. En effet, l'amélioration des
systèmes agroforestiers envisagée par notre équipe
exige l'amélioration de la production de l'arbre lui
même. Nous envisageons donc, une sélection d'arbres
"plus", basée sur la connaissance des arbres
jugés intéressants par les populations des arganeraies.
Plusieurs arbres sélectionnés après enquête auprès
des populations et dans différentes régions sont en
cours de multiplication par voie végétative (KAAYA,
1994). b) - Le deuxième volet de l'étude est
pris en charge par Mme Zakia BOUZOUBAA de l'INRA d'Agadir
et consiste à sélectionner les arbres sur des critères
de résistance à la sécheresse et de tolérance à la
salinité. Il a aussi pour objectif la recherche de
marqueurs et la mise au point de tests de stress
utilisables à un stade précoce. Ces tests auront pour
intérêt d'être associés à des expérimentations de
terrain pour caractériser, sur leur aptitude à
résister aux stress environnementaux, des arbres
sélectionnés selon d'autres critères. 4 - Par ailleurs, si la croissance des
plantules d'arganier est très dépendante de la mycorhization,
celle ci devrait se faire par des souches efficaces
adaptées aux conditions pédoclimatiques de la zone de
reboisement. C'est pourquoi, nous poursuivons l'étude
écologique des champignons mycorhiziens déjà engagée (NOUAÏM,
1993) afin de mieux cerner leur répartition et leur
diversité et sélectionner des souches efficaces pour
des conditions d'environnement différentes ou des clones
d'arganier différents. 5 - Si nous avons montré que certaines
améliorations sont susceptibles d'augmenter les chances
de réussite lors des reboisements, certaines techniques
sont encore mal connues ou mal exploitées. C'est
pourquoi nous travaillons actuellement sur l'optimisation
des conditions de transplantation qui prendraient plus en considération
la fertilité du milieu (NOUAÏM et coll., 1995a) et la
préparation des plants, notamment sous les aspects
croissance du système racinaire, inoculation, stade de
transplantation (NOUAÏM et CHAUSSOD, 1995). Conclusion Le programme développé par l'équipe
" Agroforesterie " de la Faculté des Sciences
d'Agadir est donc un programme scientifique qui vise
avant tout à répondre à des questions concrètes de
terrain et qui ambitionne de contribuer à la sauvegarde
de l'arganier et à l'amélioration de la production
agroforestière dans les arganeraies. L'objectif de notre
programme est de proposer des solutions alternatives,
pour une agriculture et un développement
"durables" dans le Sud-Ouest marocain. On se
propose en particulier : - de contribuer à la description et à
la conservation de l'écosystème
" arganeraie ", y compris la
biodiversité de l'arganier. - de contribuer à une gestion
conservatoire des sols de la région en poursuivant nos recherches
en matière de sols (fertilité des sols et microbiologie
des sols). - de contribuer à améliorer les
potentialités de production de l'arganier pour que cet arbre
retrouve sa place dans les systèmes agraires de la
région. Les résultats déjà disponibles peuvent contribuer à résoudre certains problèmes sur le terrain dans le cadre de programmes de développement. Les chercheurs, qui n'ont pas ménagé leurs efforts ces dernières années en travaillant sur l'arganier et les problèmes de la région avec des moyens très limités, souhaitent d'ailleurs vivement que leurs efforts soient relayés au niveau du développement par les organismes compétents. Ils sont pour cela disponibles pour toute forme de collaboration. Liste des publications BOUKCIM (H.) 1992. Evaluation de la biomasse microbienne et du pouvoir infectieux mycorhizogène dans trois sols de l'arganeraie. C.E.A. Biologie Appliquée, Université Ibnou Zohr Agadir, 28 p. CHAUSSOD (R.) et NOUAIM (R.) 1991. Etude du système racinaire de l'Arganier. In : Colloque International "L'Arganier, recherches et perspectives", Agadir (Maroc) 11-15 Mars 1991. Communication affichée. CHAUSSOD (R.) et NOUAIM (R.) 1994. Avantages et inconvénients des différents modes de multiplication de l'arganier. In : Journées de l'Arbre, Marrakech, Avril 1994, 4 p. DRISSI TAHIRI (H.) 1994. Recherche du polymorphisme électrophorétique chez l'arganier. C.E.A. Environnement, Université Ibnou Zohr, Agadir EL ABOUDI (A.) 1990. Typologie des arganeraies inframéditerranéennes et écophysiologie de l'arganier (Argania spinosa (L.) Skeels) dans le Souss (Maroc). Thèse Univ. Grenoble, 133 p. + annexes. EL ABOUDI (A.), PELTIER (J.P.) et DOCHE (B.) 1992. La carte de la végétation des Aït Baha (Anti-Atlas occidental, Maroc) et son intérêt pour l'édaphologie. Feddes Repertorium, 103, pp 121-126. KAAYA (M.) 1994. Contribution à la production de plantules d'arganier : étude du bouturage et de la croissance racinaire. C.E.A. Environnement, Université Ibnou Zohr, Agadir, 31 p. + annexes. MSANDA (F.) 1990. Les végétaux des hauts sommets du Massif Ifni (Anti-Atlas occidental, Maroc) . D.E.A. Université Joseph Fourier, Grenoble. MSANDA (F.) 1993. Ecologie et cartographie des groupements végétaux d'Anzi (Anti-Atlas Occidental, Maroc) et contribution à l'étude de la génétique de l'arganier. Thèse de Doctorat, Université Joseph Fourier, Grenoble. MSANDA (F.), GASQUEZ (J.), CHAUSSOD (R.) et PELTIER (J.P.) 1994. Polymorphisme et régime de reproduction de trois populations d'arganier (Argania spinosa) endémiques du Sud-Ouest marocain. In : Journées de l'Arbre, Marrakech, Avril 1994, 4 p. NOUAIM (R.) 1991. La biologie de l'Arganier. In : Colloque International "L'Arganier, recherches et perspectives", Agadir (Maroc) 11-15/03/91. NOUAIM (R.) et CHAUSSOD (R.) 1991. Les mycorhizes de l'Arganier. In : Colloque International "L'Arganier, recherches et perspectives", Agadir (Maroc) 11-15/03/91. NOUAIM (R.), CHAUSSOD (R.), EL ABOUDI (A.), SCHNABEL (C.) et PELTIER (J.P.) 1991. L'Arganier. Essai de synthèse des connaissances sur cet arbre. In : Physiologie des arbres et arbustes en zones arides et semi-arides. Groupe d'étude de l'arbre (Paris). pp 373-388. NOUAIM (R.) et CHAUSSOD (R.) 1992. L'Arganier. Le Flamboyant (Bulletin Liaison Réseau arbres Tropicaux), 21, pp 3-8. NOUAIM (R.), MANGIN (G.) et CHAUSSOD (R.) 1992. In-Vitro propagation of the Argan tree (Argania spinosa) and V.A. Mycorrhization. In : Joint meeting COST 87 & COST 8.10 on "Micropropagation, root regeneration and mycorrhizas", Dijon (France), 20-23 May 1992. Communication affichée. NOUAIM (R.) 1993. Essai de caractérisation de champignons endomycorhiziens isolés de trois sols d'arganeraies. D.E.A. Ecologie Microbienne, Université Claude Bernard Lyon I, 57p + annexes. NOUAIM (R.) 1994. Ecologie microbienne
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